Environnement économique mondial de septembre 2026
États-Unis, l’activité résiste grâce à l’investissement et à la consommation des ménages, malgré une inflation qui ne ralentit plus. En Europe, la reprise ressort plus forte qu’attendu, portée par l’Allemagne, tandis que la France reste en retrait. En Asie, le Japon confirme sa résilience, la Chine montre encore des signes d’essoufflement et l’Inde conserve une croissance robuste. Dans ce contexte, les banques centrales restent sous pression, tandis que les marchés obligataires ont été pénalisés par la remontée des taux souverains et les inquiétudes budgétaires. Les marchés actions ont, en revanche, rebondi, soutenus par le secteur de la technologie américaine et les marchés émergents. Enfin, le pétrole s’est stabilisé à un niveau élevé, l’or a progressé et le dollar est resté ferme.
États-Unis : une activité toujours soutenue, mais une inflation qui résiste
Le produit intérieur brut (PIB) du 2nd trimestre n’a progressé que de +1,5% en rythme annualisé, mais la consommation a bondi de +3,2%, confirmant la vigueur de la demande finale. Les enquêtes d’activité restent très bien orientées, avec un PMI composite (indicateur de mesure de l’activité globale économique) à 56 tandis que les commandes de biens durables surprennent positivement. En revanche, les créations d’emplois ont encore déçu. Côté prix, l’inflation PCE (indicateur qui mesure la variation moyenne des prix et de biens et services achetés par les ménages) remonte à 3,7% et le Core PCE (PCE hors énergie et alimentation) reste à 3,3%, ce qui maintient la Réserve fédérale américaine (Fed) sous pression. Les minutes du FOMC (Federal Open Market Committee) ont montré qu’une partie des membres restait favorable à un resserrement rapide, et le marché anticipe désormais une hausse de 25 points de base en septembre..
Zone euro : une reprise plus solide qu’attendu, mais des divergences qui s’accentuent
Au 2nd trimestre le PIB progresse de +0,4%, au-dessus des attentes, porté par le rebond allemand, tandis que la France échappe de peu à la récession. Le PMI manufacturier flash (indice des indicateurs d’achat mesurant l’activité industrielle d’un pays) grimpe à 52,8, son plus haut niveau depuis plus de quatre ans, et l’IFO allemand ((indicateur de mesure du climat des affaires) confirme l’amélioration du moral des exportateurs, notamment dans les secteurs liés à l’Intelligence Artificielle. À l’inverse, l’activité en France reste faible, avec un PMI composite à 48,8 et des services à 48,4. L’inflation en zone euro demeure orientée à la hausse, à 2,9 % en juillet, dans un contexte de tensions énergétiques persistantes. Le marché anticipe désormais une nouvelle hausse de 25 points de base de la Banque centrale européenne (BCE) en septembre.
Asie : le Japon résiste, la Chine ralentit, l’Inde reste dynamique
Au Japon, les PMI restent en territoire expansionniste et les exportations progressent, même si le PIB du 2nd trimestre déçoit légèrement. Les prix accélèrent ce qui pousse la banque centrale du Japon à envisager une hausse de taux en septembre. En Chine, les statistiques de juillet sont faibles : PMI en contraction, ventes au détail quasi stagnantes, investissement en forte baisse et chômage en hausse. Pékin a annoncé des mesures de soutien, mais l’incertitude demeure. En Inde, le contexte reste favorable : la production industrielle progresse nettement, le crédit bancaire reste dynamique et les réserves de change atteignent un nouveau record.
Stratégie AMUNDI – Achevé de rédiger le 11 septembre 2026
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