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Environnement économique mondial de juillet et août 2026

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Environnement économique mondial de juillet et août 2026
Environnement économique mondial de juillet et août 2026

La conjoncture mondiale reste contrastée en juin. Aux États-Unis, l’investissement lié à l’intelligence artificielle (IA) continue de soutenir l’activité, malgré une consommation hésitante et une inflation encore élevée. En Europe, le choc énergétique pèse toujours sur la croissance et les prix. En Asie, le Japon confirme sa résilience, tandis que la Chine reste freinée par une demande intérieure faible ; l’Inde conserve, de son côté, la croissance la plus dynamique. Dans ce contexte, les banques centrales restent prudentes. Les marchés obligataires, volatils dans un premier temps, se sont ensuite partiellement détendus, avec un repli ou une stabilisation des taux souverains en zone euro. Les marchés actions sont restés plus contrastés, l’Europe surperformant alors que les États-Unis et l’Asie consolidaient. Enfin, le pétrole a reculé, le dollar s’est renforcé et l’or a poursuivi sa consolidation.

États-Unis : une économie encore soutenue par l’IA, mais une inflation qui résiste

La 3ème estimation du produit intérieur brut (PIB) du 1er  trimestre confirme une croissance de +2,1 %, signe d’une activité encore solide. La consommation s’est redressée en juin, avec le rebond de la confiance des consommateurs de l’Université du Michigan, même si les progrès restent limités. Le marché du travail demeure résilient, avec un chômage stable à 4,3 %, un niveau historiquement bas. L’industrie reste bien orientée grâce aux nouvelles commandes, avec un ISM manufacturier (indicateur d’activité du secteur industriel) à 54,0 en mai, son plus haut niveau depuis 2022. Les services progressent aussi, avec un ISM services (indicateur d’activité du secteur des services) à 54,5. Malgré ces signaux positifs, l’activité reste à deux vitesses. Les coûts énergétiques élevés freinent la production industrielle et pèsent sur certains services hors logement, comme les transports et la santé. En revanche, les investissements liés à l’IA soutiennent la haute technologie et l’électronique. Côté prix, l’inflation s’accélère : en mai, l’IPC (indice des prix à la consommation) et le PCE (indice des dépenses de consommation personnelle) ont progressé de plus de 4 %. Le Core PCE (PCE hors énergie et alimentation) atteint 3,4 %. La Fed a maintenu ses taux à 3,50 – 3,75 %, et le marché anticipe une hausse dès septembre 2026.

Zone euro : une activité encore fragile malgré quelques signes de stabilisation

ette révision s’explique surtout par l’effondrement du PIB irlandais, en baisse de 12,1 %, lié à quelques grandes entreprises, ainsi que par une légère contraction de la France à -0,1 %. À l’inverse, l’Espagne (+0,6 %), l’Allemagne et l’Italie (+0,3 % chacune) ont mieux résisté. Ces chiffres montrent que la demande intérieure ralentissait déjà avant le choc énergétique. Les indicateurs avancés sont toutefois un peu plus encourageants. Le PMI composite (indicateur de mesure de l’activité globale économique) de juin remonte à 49,5, porté par le rebond des services, notamment dans le tourisme et les loisirs. Ces niveaux restent compatibles avec une stabilisation du PIB au 2ème trimestre 2026. La réouverture du détroit d’Ormuz a aussi redonné des perspectives aux entreprises, comme le montre la poursuite du redressement de l’IFO allemand (indicateur de mesure du climat des affaires) en juin. La confiance des consommateurs s’améliore pour le 2ème mois consécutif, à -17,7 contre -19,0. En revanche, l’inflation demeure la principale préoccupation, à 3,2 % en mai, avec une inflation sous-jacente révisée à 2,6 %, tirée par les services (+3,5 %) et l’énergie (+10,9 %). Dans ce contexte, la Banque centrale européenne (BCE) a relevé ses taux directeurs de 25 pb, portant le taux de dépôt à 2,25 %, sans indication sur la suite.

Asie : des dynamiques contrastées entre le Japon, la Chine et l’Inde

Au Japon, la conjoncture reste bien orientée en juin. La croissance du 1er trimestre a été révisée à la hausse, portée par des ventes au détail, une production industrielle et un marché de l’emploi solides. Les salaires dépassent désormais l’inflation, ce qui soutient la consommation. En revanche, les tensions sur les prix s’accentuent en amont, avec une hausse marquée des coûts à la production et à l’importation. Dans ce contexte, la Banque du Japon a relevé ses taux de 25 points de base, à 1,0 %, le 16 juin. En Chine, la croissance continue d’être soutenue par l’industrie technologique et l’intelligence artificielle, mais la demande intérieure reste fragile. Si la production industrielle progresse, les ventes au détail reculent et l’investissement reste en baisse. Pékin a annoncé un plan d’environ 300 milliards de dollars dans les infrastructures technologiques, sans pour autant résoudre la faiblesse de la consommation. En Inde, l’activité demeure robuste, mais la demande extérieure ralentit. L’inflation repart à la hausse et la banque centrale maintient son taux directeur inchangé, tout en revoyant légèrement à la baisse sa prévision de croissance et à la hausse celle de l’inflation.

Stratégie AMUNDI – Achevé de rédiger le 2 juillet 2026

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