Cliniques vétérinaires libérales : quelle valorisation ?
Réalisée sur les cent derniers dossiers de transaction soumis à INTERFIMO, l’étude sur les prix de cession des cliniques vétérinaires libérales fournit des statistiques précieuses pour éclairer acquéreurs et cédants sur un marché en pleine expansion.
Structures étudiées
L’échantillon analysé par INTERFIMO est composé de cliniques à gouvernance libérale dont le CA est compris entre 170 K€ et 7,4M€. Les opérations de concentration soutenues par des investisseurs financiers ne sont pas concernées.
60 % des cliniques réalisent une marge comprise entre 67 % et 77 % et dégagent un EBE compris entre 22 % et 41 % du CA.
Quelques données clés
- L’âge moyen des vétérinaires acquéreurs est de 45 ans.
- Uniquement 32 % des acquéreurs sont des femmes.
- La rémunération moyenne d’un associé et de 87 K€ et 60 % des rémunérations sont comprises entre 49 K€ et 120 K€.
- Plus de la moitié des transactions sont des associations (28 %) et des ventes entre associés (28 %).
- En pourcentage du chiffre d’affaires comme en coefficient d’EBE, les opérations les mieux valorisées sont les associations de collaborateurs qui s’échangent en moyenne à 60 % du CA et à 2,3 fois l’EBE.
- La taille des cliniques vétérinaires n’a pas d’influence sur le prix du fonds.
Que révèle l’étude sur les prix de cession moyens ?
En pourcentage du chiffre d’affaires, le prix de cession moyen national s’établit à 54 % du chiffres d’affaires et à 1,0 fois l’excédent brut d’exploitation, retraité des rémunérations de gérance. Un quart des transactions se réalisent à des prix compris entre 20 % et 40 % du CA HT et 10 % des cliniques s’échangent à un prix supérieur à 80 % du CA HT.
En coefficient d’EBE (excédent brut d'exploitation), le prix de cession moyen s’établit à 1,9 fois l'EBE retraité. 60 % des transactions s’inscrivant dans une fourchette comprise entre 1,2 et 2,5 fois l'EBE. La dispersion des prix est forte : 11 % des opérations sont cédées à moins d'une fois l’EBE et 12 % à plus de 3 fois l’EBE.
Des prix supérieurs à la moyenne en Ile de France
Aussi bien en pourcentage du CA qu’en coefficient d’EBE, l’Île-de-France enregistre des prix de cession largement supérieurs à la moyenne nationale avec une faible dispersion.
60 % des transactions s’inscrivent dans une fourchette comprise entre 38 % et 70 % du CA et 60 % des transactions s’inscrivent dans une fourchette comprise entre 1,2 et 2,5 fois l'EBE.